69, année érotique.

22 nov

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Mon collègue et ami @Saeptem m’a défié de parler de 69, en réponse à son élégant billet sur le sujet que je vous invite à lire ici.

Faut avouer que le 69 me fascinait, plus jeune. Allier les deux trucs que j’aime le plus au monde, la fellation et le cunnilingus, c’est du génie. Ce serait comme tremper un Kinder Bueno dans un shot de Grey Goose. Ce serait comme dire « I Do » à Pharrell. Gé-nie.

Y’avait pourtant quelque chose qui me posait un problème de fond, dans le 69, c’était être au dessus. J’ai pas toujours autant eu confiance en moi et au temps T, voyez-vous, je n’imaginais que mon ventre flottant flasquement au niveau des yeux ou presque de mon mec (ou pas mec, d’ailleurs). Ouais, les meufs pensent à des trucs comme ça, au pieu. C’est pour ça qu’on aime la levrette, ça masque pas mal de défauts.

Y’a bien un truc qu’on ne saisi pas la première fois qu’on est tête-bêche, c’est que le but est le plaisir mutuel. Ca, tu captes plus tard. Au début, c’est un quickie upside down qui n’a pour but que d’écourter les préliminaires, histoire d’avoir un rapport bucco-génital et passer au vif du sujet : la baise. Un truc d’ados qui se dépêchent pour gagner du temps et pas se faire griller par les parents, quoi.

Puis tu comprends. Tu comprends toute la puissance du bordel.

Des dizaines de 69 ont été oubliés, on s’en fout, ça comptait même pas. Le premier dont je me souviens, j’me rappelle m’être dit, une énième fois : « Putain, si c’est pour que ce soit un truc vite fait, on peut pas passer à la levrette slappée plutôt ? »

Je suis méchante mais j’aime pas perdre mon temps au pieu. Lequel est perdu à tout jamais alors que j’aurais pu l’utiliser à faire des trucs sympas comme mater Grey’s Anatomy. Faut dire que bon, elle commence à être agaçante, Arizona.

Je suis compétitive, au pieu comme au taf. J’aime être la meilleure et je me targue d’être une pro de la fellation. Alors 69 ou pas, j’aime que ce soit bien fait, que le mec en ai pour son argent (métaphoriquement, hein).

Comme souvent, je ne me rappelle pas de mes parties de jambes en l’air, j’ai que des flashs. Et de ce 69 là, celui qui a tout changé, je n’ai qu’un flash. Celui d’avoir pratiquement fait une gorge profonde alors que je criais, en jouissant. Comment se concentrer sur une pipe en plein orgasme ? Comment rester de marbre quand les sueurs se mélangent, les semences se mélangent, les esprits s’affolent et la vue se brouille.

Il y’a 1000 façons d’imaginer le 69, mais qu’une seule de bien le faire. Je n’aime toujours pas particulièrement le 69, pas plus que ça, mais j’aime les choses bien faites.

 

 

4 Responses to “69, année érotique.”

  1. Silenus 22 novembre 2013 at 19 h 18 min #

    Le 69, ça peut être fait avec le mec au-dessus.
    Mais c’est vrai que la fille au-dessus, ça ouvre un truc intéressant : les seins sont à portée de main.
    Et quid… de la question de la taille des protagonistes ?
    C’est un point de réglage logistique particulièrement important, je trouve.

  2. Mademoizelle Geekette 24 novembre 2013 at 17 h 39 min #

    Le 69 latéral a des vertus que la raison n’ignore pas non plus.

  3. Cerise 25 novembre 2013 at 21 h 07 min #

    Le 69 c’est bof pour moi aussi. Question d’angle : la bite de mon mec me frotte le palais de facon pas agréable, je prefere etre dans l’autre sens pour les fellations. Et puis faire 2 choses à la fois je trouve ca fucking compliqué, j’arrive pas a kiffer à mort si je dois me concentrer sur ce que fait ma bouche et j’arrive pas à dire à ma bouche de faire des trucs géniaux si je suis déconcentrée par mon clitoris qui s’emballe.

  4. lo 27 novembre 2013 at 17 h 28 min #

    @Silenus : le 69 avec la fille en dessous, pour moi, ça fait soit une fellation immobile, soit la nuque brisée en 2min.

    +1 Mademoizelle Geekette, en latéral, c’est bien plus confortable :D

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