Equation of love

6 déc

 

Nous faisons face à un nouveau problème générationnel. Le célibat. Je ne parle pas, ici, du célibat des 20 ans. Celui-ci est à la fois canon et nécessaire. Il permet, pendant la vingtaine, de faire des rencontres, multiplier les aventures et les expériences. A 20 ans, on pense pas à demain et c’est tant mieux.

J’aborde ici le célibat des trentenaires. Après une ou deux relations longues, et autant de ruptures houleuses. Nous voilà, hommes et femmes, retournés à la case départ. Alors, instinctivement, on se remet sur le marché du travail. On re-sort, on re-boit, on re-baise. On se la joue « Youhou, j’ai une deuxième jeunesse » et on rentre à la maison dépité.

En papotant avec mes amis mecs, récemment séparés, j’ai remarqué toutefois un grand changement : Ils ont la même réflexion que les femmes (et ça, c’est une première, avouons-le).

Ils ont peur de ne plus pouvoir aimer, de ne pas rencontrer la mère de leurs enfants. Et, globalement, que toutes les meufs soient des salopes finies. Nous, meufs, de notre côté, avons un niveau d’exigence tel que même si le mec parfait se présentait, on serait bien fichu de l’envoyer niquer sa race.

Alors voici l’équation. A ma droite des mecs qui, de peur de tomber amoureuse d’une pute, se tape toutes les salopes du coin. A ma gauche des meufs qui attendent tellement le prince plus que charmant qu’elles ne se jettent pas à l’eau.

Alors, on fait comment ? On reste tous comme des cons célitrentenaires ?

2 Responses to “Equation of love”

  1. Climi 7 décembre 2011 at 14 h 22 min #

    Pourquoi, n’ayant que 21 ans, je me retrouve dans tes écrits hein? Tu me fais chier. Le célibat c’est pourri, et vraiment pas vital, malgré ma vingtaine et ces moments de joie qu’elle est censée m’apporter. La solitude c’est de la merde en barres, qui repousse juste au plus tard ton envie de rentrer, malgré la fatigue, ce moment où tu vas te coucher, seule et blasée. Oui car après la douleur qui s’atténue mais qui est toujours présente, vient le désespoir de trouver ce « quelqu’un » et la frayeur, si tu le trouves, de te jeter à l’eau et te planter (encore). Certes j’ai plus de temps devant moi, certes « ils ne sont pas tous comme ça », certes je bois à en faire pleurer mon foie, certes mes besoins physiques sont rapidement satisfaits mais… Une vie sans amour c’est claqué, car sans lui tu sais même pas ce que tu fous là, dans quel but. T’as des projets mais sans trop y croire, car après tout… S’il n’y a pas de lui, à quoi bon? Faire plaisir à tes parents? Oui, pour l’instant je ne vis que pour ça. Merci les amis aussi, sans eux je serai ptet plus là. Sale histoire. #KEUR

  2. Wolfus 20 mars 2013 at 20 h 13 min #

    On se rassure en se disant qu’on est mieux seul que mal accompagné et on commence à douter de notre futur, si on finira par vivre aussi à notre tour une de ces belles histoires que la vie nous fait miroiter. Je ne sais pas si c’est parce que j’approche de la trentaine. Mais je commence sérieusement à douter de la chance de faire une rencontre fortuite qui changera à tous jamais ma vie. A défaut je me dis que je n’aurais qu’à adopter un chien ou un chat. Ça me comblera dans ma solitude

    Quelqu’un a une corde à me prêter ? o_O’
    Bon on perds pas espoir. On se relève et on défonce la vie comme Ken le survivant

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