Être et avoir été.

4 mar

C’est pas que je vous aime plus, c’est que j’ai changé. Et de fait, c’est vous qui n’allez plus m’aimer. Comme j’ai pas envie d’être désavouée, je disparais. C’est con, c’est lâche, mais c’est comme ça.

Avouez, le bonheur ça vous fait chier.

Je vous comprends, j’ai toujours détesté les gens heureux. Ca me renvoyait à mon propre malheur, ou à mon propre manque de bonheur, c’est selon. Et je peux vous le dire, y’a rien de plus chiant qu’une meuf bien dans ses bask’.

Déchirée, angoissée, à fleur de peau, putain ce que j’étais belle. J’avais l’aura de la mystérieuse, celle qu’on veut pousser dans les retranchements de son malheur pour voir si elle va resister ou se briser.

Les mecs adoraient ça, jouer avec le feu. Et le feu, c’était moi.

Mais comme toutes les histoires ont un happy ending, j’ai fini par me calmer. Ou grandir. Ou les deux.

Oh, je continue à picoler, à tituber autant que faire se peut sur les pavés de ma rue. Mais c’est pour mieux rentrer chez moi, me poser devant un Grey’s Anatomy bien mérité, et ce à 23h35, parce que bordel, il est déjà tard !

Parfois, je relis des post du blog, pendant que je prépare mon green-smoothie (bon, je l’ai fait qu’une fois mais je voulais le placer celui-ci), et je me lis, toute nostalgique de ce que j’ai pu être, en cherchant dans mon cerveau, une névrose que je pourrais vous raconter.

Mais non, rien ne vient. Ni névrose, ni histoire de cul entre deux portes coupe-feu, et certainement pas une beuverie qui s’est finie par un strip-tease sur le bar (ne serais-ce que parce que, mine de rien, j’ai plus 20 ans).

Comme dirait ma mère, on ne peut pas être et avoir été. Et c’est pas plus mal, parce que j’adore ma vie.

 

4 Responses to “Être et avoir été.”

  1. Daphné 4 mars 2015 at 9 h 15 min #

    C’est bon de lire des bonnes choses aussi.
    Des bisous.

  2. N. 9 mars 2015 at 0 h 13 min #

    Alors bonne route :-).
    Ce fut un plaisir de te lire.

  3. Clo 16 mars 2015 at 16 h 11 min #

    Bah clairement tu vas me manquer parce celle que t’étais, elle me faisait bien marrer et sans me l’avouer elle me renvoyait aussi à ce que je suis, un peu, parfois, je sais pas. Peut importe, tu le sais pas mais on a vécu une relation épistolaire à sens unique pendant que t’écrivais et que moi je te lisais sans jamais commenter. Donc déjà merci. Et surtout, je te souhaite une belle vie parce que je n’ai jamais souhaité rien d’autre qu’un happy ending à cette rousse incendiaire si lubrique à la plume affutée, l’humour gravement ravageur et l’esprit si délicieusement torturé. Le putain sera de rigueur pour clôturer mon unique et dernier commentaire. Putain.

  4. Linax 25 mars 2015 at 8 h 37 min #

    ..ça fait tout de même une belle apparition ! :-)

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