Flash Forward.

18 sept

Ca fait des jours, des mois, voire des années que tu n’as pas eu de nouvelles de lui. Tu n’y penses presque plus. Enfin, plus tous les jours. Du moins, c’est ce que tu essaies de faire croire à ton entourage. Ce dont tu t’es profondément convaincue. Marre de  faire chier tes potes, marre d’attendre un truc qui ne viendra pas.

T’as recommencé à vivre, lentement, sûrement, à te faire draguer, à avoir des aventures. T’as même p’têtre un nouveau mec qui t’aime.

Ta vie a repris son cours. T’avais rien demandé à personne, en fait.

T’étais tranquillement chez Picard, à choisir entre une tarte fine et un moelleux au chocolat. De ta main libre, tu twittais avec ce mec plutôt pas mal du tout.

Il t’aura fallu une seconde. Une seule putain de seconde.T’as senti son odeur. Ce parfum 1000 fois acheté chez Sephora.

Les larmes te sont montées aux yeux, ta gorge s’est asséchée, resserrée, ton pouls s’est acceléré, tes mains se sont mises à trembler.

En flashs accélérés, des images ont défilé dans ta tête. Vos étreintes, vos fous rires, vos orgasmes, vos disputes. L’image sans le son.

Ta mémoire olfactive t’as baisée la gueule.

Tu tournes la tête, à droite, à gauche, le cherchant du regard. Mais que foutrait-il dans les rayons du Picard en bas de ton taf ? Tout ce que tu vois, c’est le mec qui porte le même parfum que lui qui franchit les portes et le caissier qui attend ton code de CB qui te ramène à la réalité.

One Response to “Flash Forward.”

  1. Noname no shoe 6 avril 2013 at 11 h 41 min #

    J’ai connu ce sentiment. A part que ce n’était pas chez picard, non, c’est dans un amphi. Mon prof d’économie avait le même parfum. Impossible de suivre une minute son cours une minute de plus.

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