J’ai testé pour vous : le club BDSM.

23 août

Le joli autocollant.

Le joli autocollant.

Disclamer : Le récit suivant c’est déroulé en anglais. Je vous le retranscis, en français dans le texte, des fois que vous ne maitrisiez pas bien le jargon BDSM dans toutes les langues du monde.

On dit que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Et bien détrompez-vous, parfois un running gag envoie dans des situations inextricables. Comme celle de se retrouver au Donjon, boîte fétiche et BDSM, un jeudi soir, après le boulot.

Comment je me suis retrouvée là-bas ? C’est une longue histoire. Mais l’unique consigne pour rentrer au Donjon, c’est d’être habillé en noir. Et aussi de payer l’entrée une forte somme, certainement pour payer les boîtes d’Advil pour les esclaves maltraités.

Je vous fais un point bloggueuse mode, parce que je crois que l’outfit est important dans cette histoire. Comme je suis maligne comme un singe, je m’étais dit que toutes les nanas seraient habillées comme des catins de Babylone. Parce que bon, finalement, c’est une boite SM pas un cours de catéchisme. Du coup, j’ai joué la carte inverse : une simple robe noire et longue avec des talons.

Grossière erreur.

Mais reprenons depuis le début, voulez-vous, lorsque je descends les étroits escaliers du Donjon avec mon mec et mon meilleur pote. A l’entrée, ils sont plutôt gentils, ils fouillent même pas ton sac. Mais la nana te rappelle qu’on ne peut pas prendre de photos, ni de vidéos en bas.

Le Donjon, ça ressemble plus à un bar qu’au château de Maléfique, faut dire. Même si, la 1ère chose que j’ai vu, c’est une nana enchainée à une barre de pole dance en train de se faire fouetter par un mec très beau, mais avec un short en latex. J’avais un peu envie de m’interposer et de faire un scandale mais mon mec m’a rappelé que c’était le but de la soirée, le fouettage.

Là où ils sont malins, au Donjon, c’est que soit t’es un esclave et tu te fais baltringuer, soit t’es un novice et t’es un peu choqué. Dans les deux cas, t’as besoin de boire. Beaucoup. Et là, jackpot, le verre coute la moitié de ton salaire. Mais comme t’as soif et/ou peur, tu fais un chèque en blanc au barman pour la totalité de la soirée, soit une addition totale de 1200 euros pour de la vodka coupée. J’ai pas trop osé faire d’esclandre sur le gout infecte de la vodka parce que sur le bar, il y’a des chaines et on est jamais à l’abri d’un coup de nunshaku perdu, comme chacun sait. (Si vous ne le savez pas, c’est que vous n’avez pas de grand frère sociopathe).

On est donc au bar, face à un minipodium où défilent des employés du Donjon pour faire des petits numéros. Enfin, j’espère qu’ils sont payés pour ça parce que se faire traiter comme ça pour walou, bon. Comme prévu, toutes les nanas sont habillées comme des putes.C’est bien la première fois que je suis la moins trash dans une soirée.

Quand soudain, je vois un crew de naines. True story. Enfin, non, en réalité, c’était trois meufs, à califourchon sur leurs escalves qui se baladaient, pépouze dans la boite, comme si on était dans un putain de haras. Moi j’étais vénère de devoir marcher alors que des nanas étaient à poney mais en un regard de mon mec, j’ai compris que je devais me calmer net et pleurer de douleur sur mes talons de 14.

Au fond du Donjon, y’a un rideau, avec un videur devant le rideau. Je sais pas vous mais moi, ça m’a donné envie de faire comme dans « Y’a que la vérité qui compte ». Du coup, je me suis mise à crier « le rideau, le rideau, le rideau » en espérant que de l’autre côté, il y aurait mes parents biologiques, Brad Pitt et Angelina Jolie, ce qui expliquerait beaucoup de choses.

Pour passer le rideau, faut être en couple. Moi je l’étais mais y’avait aussi mon meilleur pote que j’allais pas laisser là, sans rencontrer Brangelina. Le videur a dû voir qu’on était pas des sociopathes. Peut-être parce que j’étais la seule meuf de la soirée a ne pas avoir de cravache.

Derrière le rideau, t’as un écran géant qui passe un film. Et je vous prie de me croire que c’est pas « La Reine des Neiges » qui est diffusé en 4×3. Et devant l’écran, t’as des gens qui discutent pépouze, comme si ils étaient au Paradis du Fruit. Y’avait aussi une meuf qui gerbait sur les pompes de son mec, mais je ne crois pas que ça faisait partie de son numéro de Dominatrice mais juste qu’à force de boire de la vodka coupée à l’eau du robinet, ça passait pas trop. Et puis, parce que dans toute jolie histoire faut bien un mec creepy, y’avait un vieux qui matait religieusement le film comme si c’était un documentaire sur la Guerre de Sécession.

Puis, encore derrière t’as encore une embrasure de porte. Et là, c’est comme le labyrinthe d’Alice au Pays des Merveilles. T’as pleins de couloirs, lesquels mènent à des mini-pièces où y’a des mini spectacles de meufs qui se font spanker. On parle pas d’une vulgaire claque sur la fesse pendant une levrette, hein. On parle de spanking que t’entends du putain de bout du pays. J’avais vraiment envie de lui appliquer de l’Arnica sur les fesses mais je crois qu’en vrai, elle kiffait sa race.

Je jugeais un peu mais j’ai révisé mon jugement quand je me suis retrouvée face à elle aux chiottes, larmoyante. Sur le mur, y’avait cette chouette inscription qui feront réfléchir les plus philosophes d’entre vous : « Where is your God now ? » Loin, j’espère. Tout comme ma mère. Les chiottes, donc. J’en sortais, elle y rentrait. Il y’avait plus de papier, je lui ai tendu un mouchoir.

- C’est la chose la plus gentille que l’on a faite pour moi ce soir…

- En même temps, meuf, ton taf c’est de te faire fouetter, t’as pas mis la barre super haute, non plus.

- Tu es trop mignonne.

Voyez, on est peu de choses.

Y’a un truc qui est super bizarre au Donjon, c’est que contrairement à ce que l’on pourrait croire, les mecs ont adoré mon physique. Et laissez moi vous dire un truc, que ce soit bien clair : LES MEUFS SONT DES PUTAINS D’AVION DE CHASSE. J’en déduis donc qu’ayant un physique atypique, je suis convoitée.

Ca aurait pu être flatteur si le seul mec qui a osé une approche (j’étais collée à mon mec, sinon) n’était pas l’homme qui ressemblait le plus à une limace que j’ai vu dans ma vie. Je le compare à une limace car il a effectué plusieurs glissements autour de moi avant de marcher avec ses vraies jambes pour m’approcher. A mon regard, il a moonwalké de tout son corps de limace.

Puis on a assisté a un autre spectacle que je ne vous raconterai pas en détail mais je peux vous dire que l’expression « se faire casser les couilles » est totalement réalisable avec un peu d’imagination et une bonne mutuelle.

On allait partir, je discutais le coup avec mon meilleur pote, que nous appelerons Thomas, par souci d’anonymat quand soudain un mec avec une perruque orange apparaît dans mon champ de vision.

La perruque : Je peux le sucer ?

LPPM : Hein ?

La perruque : Ton esclave ? Je peux le sucer ?

LPPM : Mon esc… Hein ? Bah, je sais pas demande lui.

La perruque : Je peux te sucer ?

Thomas : Non.

La perruque : Ah.

LPPM : Je voudrais mettre en lumière un point important et non négligeable. Nous ne sommes pas dans un rapport dominant / dominé, nous sommes amis. De fait, je ne peux donc pas prendre le pouvoir décisionnel dans notre amitié et ceci bien que…

La perruque +Thomas : Ta gueule.

LPPM : Bon.

Du coup, j’ai laissé La perruque et Thomas ensemble, j’ai rejoins mon mec qui m’attendait dehors. Thomas n’arrivait pas, je suis redescendue, j’ai vu Thomas entre les cuisses d’une meuf, ça commençait à partir en couilles, tout ça.

En sortant du Donjon, on te distribue de chouettes autocollants, des fois que tu voudrais les mettre sur ton frigo, pour la bonne ambiance ou sur ta caisse façon « Bébé à Bord ».

Le vrai malaise de la soirée, c’est quand je me suis rendu compte qu’un mec au taf a ces stickers collés sur son bureau…

One Response to “J’ai testé pour vous : le club BDSM.”

  1. Coyote 23 août 2014 at 14 h 39 min #

    Ouais, ben ça donne pas envie…

    Kudos pour le dialogue dans les toilettes, j’ai bien ri.

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