Le boomerang.

9 sept

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Le mois de septembre commence et, avec lui, la déprime de la reprise. Avec un peu de chance, on aura un été indien. Mais sinon, c’est métro-boulot-dodo jusqu’au 1er novembre, jour des Morts s’il en est, où, après une beuverie d’Halloween, normalement, tu te reposes.

Pourtant, une seule bonne nouvelle pourrait venir égayer ce mois minable aux relents doux amers d’un été trop court : le retour de ton ex.  Parce que oui, réjouis-toi, si tu t’es fait plaquer fin juin (pour les juillettistes) ou fin juillet (pour les aoûtiens), ton mex est un boomerang.

En réalité, tous les mecs sont des boomerangs, encore faut-il savoir y jouer.

Selon Wikipédia, quand on joue au boomerang, voici les trois précautions à prendre :

  1. Un boomerang vole vite, il peut surprendre et blesser des personnes ne connaissant pas la trajectoire en courbe d’un boomerang.
  2. S’assurer d’un espace libre suffisamment grand pour ne pas risquer de heurter tout objet ou surface.
  3. Estimer la force du vent : ne pas le lancer si le vent est trop fort.

Le boomerang, on dirait pas, c’est dangereux, si tu maîtrises pas la discipline. Tu le lances trop fort, tu te le prends dans le gueule vnr.

Le rattrapage du boomerang, c’est toute la difficulté. Un boomerang mal rattrapé peut blesser les mains du lanceur. Et, moi, j’ai pas envie de me blesser pour un mec girouette, qui a eu le temps de bien baiser la Terre entière cet été.

Comment bien rattraper un boomerang (si tant est que t’aies pas envie de laisser crever ton boomerang dans son seum et qu’il paie un peu pour les deux mois qu’il vient de te faire passer, ce connard) ? Est-ce que plus tu le jettes fort, plus il revient vite ? Théorie vérifiable avec toute personne ayant une pointure de Nike supérieure à son Q.I. Et pourquoi revient-il ? C’est la célérité, la distance, la rotation, tu m’diras.

Ouais, la rotation.

Un mec ne voit pas la rupture comme une meuf, parce qu’il n’aime pas comme une meuf. C’est un peu compliqué, je sais, moi je veux juste aider. Les meufs – on est un peu fleur bleue sur les bords – quand on se tire, c’est qu’on aime plus. Les mecs, non. Ça peut aimer et se tirer. Et pour peu qu’une lanceuse de boomerang un peu plus bonne soit dans le coin, c’est la fin des haricots.

Surtout, le mec a le sens de la propriété : une fois qu’il t’a touchée, tu lui appartiens.

Oui.

Toujours est-il que, septembre, c’est la cueillette du boomerang. Tu peux attendre pépouze, en terrasse, qu’il revienne. Si t’as tout bien calculé, si t’as bien suivi les cours d’EPS de boomerang, il devrait, telle une tortue naine de Tunisie, venir te manger dans la main. Ne serais-ce que pour baiser.

L’été prochain, mets-toi au golf.

(Merci @20fingerz pour l’inspiration)

2 Responses to “Le boomerang.”

  1. Silenus 9 septembre 2013 at 10 h 42 min #

    « Un mec ne voit pas la rupture comme une meuf, parce qu’il n’aime pas comme une meuf » > Explique.
    Je sais pas ce que c’est aimer comme une meuf. Ni comme un mec, d’ailleurs.
    Passionnément, profondément, avec complicité, en toute légèreté, de manière superficielle, sur un mode égoïste, oui, ça je vois.

    • lapreuveparmoi 22 septembre 2013 at 15 h 22 min #

      tu joues sur les mots, Silenus…

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