Le fantasme de la sportive dans l’esprit pervers masculin

4 juin

 

Au début, je voulais vous parler de biffle. Puis, je me suis dis qu’on était que lundi. Il faut savoir y aller mollo. Ou crescendo, c’est selon. Puis, je ne maitrise pas assez le sujet. Alors, je vous le présenterai sous le titre « J’ai testé pour vous : la biffle ». Ou pas. On en reparlera. Ou pas.  Je soliloque.

J’étais tranquillement sur mon canap’, samedi soir, en train de faire ce que toute fan de hip-hop âgée fait : mater des clips (en me faisant les ongles). Je ne zappais pas, la programmation déroulait, je fredonnais.

Passe alors le clip de « Play » de David Banner. Vous l’avez dans l’oeil ? Pour les retardataires, ou ceux qui vivaient dans une grotte depuis 2005, voici le clip du délit.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=qld7WvHa5kc]

Bon, je serais une fieffée menteuse si je disais que je n’avais pas remarqué la sexualisation de la sportive dans le clip. Mais ce qui me sauta, métaphoriquement, hein, aux yeux, c’est la vision biaisée du mec sur la sportive.

Parce qu’elle est mignonne la meuf, mais si t’es aussi fresh quand tu fais du sport, donne ton secret, et vite.

Etude comparative. A vos stylos.

Dans le clip de « Play », tu ressembles à Tyra Banks de base. Donc, tu PEUX aller au sport en micro-short de pute, puisque t’as des abdos, t’es déjà archi-gaulée. Et puis, tu peux porter des Jordan, même si ça tient pas ta cheville, parce que t’es une vixen, alors te briser la malléole, t’en a sacrément rien à foutre.

Comme t’es parfaite, tu fais tes abdos avec des lunettes de soleil et des boucles d’oreilles. Nan, toi ça te gêne pas.

J’aurais envie, à cet instant de mon récit, de demander l’avis de mes chères copines sportives @kahinadeneuilly et @La_Youte… Elles pourraient appuyer mon propos.

Dans la réalité, les mecs croient vraiment que ça s’passe comme ça ? Mais NON MON GARS !

Dans la réalité, la sueur qui perle sur notre lèvre supérieure n’est PAS un appel à l’éjac faciale. C’est juste le moment où on se dit « je transpire de la moustache ».

Dans la réalité, tu mets pas de brassière mais un tee shirt ample car t’as PAS d’abdos encore.

Dans la réalité, si t’as des running pourraves mais qui amortissent le choc de tes 62 kgs.

Dans la réalité, tu perds plus vite ta dignité après 20 minutes de course sur un tapis que pendant un bukkake.

Dans la réalité, même le port de ta peau te tient chaud, alors les accessoires…

Dans la réalité, chaque cigarette fumée se ressent et Evin (créateur de la loi éponyme) se venge de ton tabagisme en te faisant tellement cracher tes poumons que tu pourrais dire à Luke Skywalker « Je suis ta mère fils de pute ».

Dans la réalité, tu commences avec les cheveux raides et tu finis avec la dégaine de Dolly, brebis clonée et galeuse.

Malgré tout, on subit tout ça juste pour pouvoir entendre un « t’aurais pas maigri toi ?’ d’un mec.

Putain d’orgueil…

4 Responses to “Le fantasme de la sportive dans l’esprit pervers masculin”

  1. Tyler 3 juillet 2012 at 14 h 50 min #

    Il semblerait qu’il y ai dans l’esprit pervers masculin ( d’ailleurs redondance un esprit masculin est pervers par nature ) une distinction notable entre la sportive quotidienne performante aguerrie et la demoiselle qui coure défaite et essoufflée sur un tapis à la poursuite vaine de ses 20 ans .

    Tel un prisme déformant, chez la première, la sueur fera naitre des fantasmes de t-shirt mouillée, et, aura même parfois à nos yeux, le reflet éblouissant de ces huiles de bronzage étalées négligemment sur les corps jeunes, hâlés et lascifs de ces plages d’Amérique du sud… là ou la bossa-nova et la légèreté de mœurs font loi.( oui l’homme fantasme vite grand et loin)
    Chez la seconde au contraire, la sueur associées aux multiples râles d’agonie, kilos superflus et regard remplis de désespoirs n’inspirera que de la compassion
    (et l’envie éventuel de lui tendre une serviette…. pas pour qu’elle s’éponge, ou par empathie , mais arrête de dégouliner sur le matériel ).

  2. Tyler 3 juillet 2012 at 14 h 50 min #

    Il semblerait qu’il y ai dans l’esprit pervers masculin ( d’ailleurs redondance un esprit masculin est pervers par nature ) une distinction notable entre la sportive quotidienne performante aguerrie et la demoiselle qui coure défaite et essoufflée sur un tapis à la poursuite vaine de ses 20 ans .

    Tel un prisme déformant, chez la première, la sueur fera naitre des fantasmes de t-shirt mouillée, et, aura même parfois à nos yeux, le reflet éblouissant de ces huiles de bronzage étalées négligemment sur les corps jeunes, hâlés et lascifs de ces plages d’Amérique du sud… là ou la bossa-nova et la légèreté de mœurs font loi.( oui l’homme fantasme vite grand et loin)
    Chez la seconde au contraire, la sueur associées aux multiples râles d’agonie, kilos superflus et regard remplis de désespoirs n’inspirera que de la compassion
    (et l’envie éventuel de lui tendre une serviette…. pas pour qu’elle s’éponge, ou par empathie , mais arrête de dégouliner sur le matériel ).

  3. Wolfus 28 mars 2013 at 18 h 43 min #

    Je suis un homme j’ai un esprit pervers et je serais capable de suivre la sportive sur un tapis roulant en sachant que je ne pourrais jamais la rattraper, en tout cas le temps que mes poumons me permettent. Mais après lectures je sais pas pourquoi mais j’aime bien le concept « Dans la réalité … ». Il m’a tué. J’ai bien rigolé. Merci.
    (En plus ça m’évite de me rendre dans une salle de sport pour le confirmer(Big Flemmard)) Je maîtrise l’inception de parenthèses

    • lapreuveparmoi 29 mars 2013 at 9 h 22 min #

      Oui, économise toi, ne va SURTOUT PAS à la salle :)

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