Le mec de la semaine #5

6 sept

Parfois, mon avis unilatéral de gonzesse dérange. Comme on est pas contre le débat, je laisse, aussi, la parole aux mecs.

zorro002

Y’a un an, grosse séparation. La première pour moi. Assez difficile comme toujours, je crois. Vie décousue. Envie de mourir et tout le tralala. Je me suis rapidement rendu compte que sur Twitter j’avais un réel pouvoir. Que je pouvais avoir qui je veux. Quand je veux. Que désormais s’était  moi qui décidais, je gère 10 filles en même temps. Aucun problème de jalousie elles ne sont pas au courant, pour chacune je ne suis pas unique, elles savent quand même qu’il n’y a rien de sérieux, mais je donne le sentiment qu’elles sont uniques à mes yeux. C’est ce qui compte. Avec elle je suis arrogant, charmant et généreux. Je pars au travail le matin, elle claque la porte. Elle m’envoie un sms « Merci, j’ai passé une belle soirée ».

Le véritable problème, c’est moi. J’ai toujours aimé plaire et je refuse de ne pas plaire aux femmes. Je tiens de mon grand père, on est comme ça. Je m’aime pas tellement, j’aimerais bien être différent que ma vie soit ailleurs et pas ici. Les femmes me permettent d’assouvir ça, de me sentir beau et puissant avec elles, j’en vois en moyenne 5 par mois, souvent différentes. C’est compulsif, j’ai besoin de baiser, de sentir le corps d’une femme, de la toucher. De la ramener chez moi et de lui enlever ses vêtements. Je sais que je gagne à tous les coups. Je sais que je ne perd jamais. Et comme j’ai une confiance horrible en moi concernant les filles, rien ne m’arrête. Sauf qu’au final je trompe tout le monde. Je me trompe moi, je trompe les autres, je suis pas comme ça. Je suis un mec sympa et bien. J’aime pas être comme ça, j’aime pas, je me trouve sale, j’ai l’impression d’être une pute. Rester complètement seul sans jamais draguer c’est impensable, comment je vais faire pour m’aimer si personne le fait pour moi ?

Parce que tu finis par vivre un peu en elles. Tu ne les aimes pas vraiment, c’est pas pour rien que tu es seul au final. Mais dans leurs yeux tu existes. Elles t’attachent de l’importance et tu t’oublies.

L’homme est une femme comme les autres. Et si ces mecs qu’on aiment détester, les serials fuckers, n’étaient que nos miroirs ? Et si, tous autant que l’on est, hommes, femmes, ne trouvions notre propre rédemption que dans la baise alimentaire et industrielle, pour enfin se sentir exister ?

(Merci à Lui, pour le témoignage).

Si vous voulez aussi être mon mec de la semaine, anonyme ou pas, quelque soit le sujet : lapreuveparmoi@gmail.com

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