L’entre-deux.

15 avr

Je me compare souvent à un animal sauvage. Une espèce de félin impulsif, qui n’en fait qu’à sa tête, qui s’en branle des conséquences de ses actes et de ses mots.

J’ai le « je t’aime » facile et le « va te faire enculer » tout autant. Je suis unilatérale et je ne comprends pas pourquoi vraiment les mecs ne meurent pas, littéralement, d’amour pour moi.

Je préfère une vérité entière qu’un mensonge de complaisance. Pour ne pas heurter la sensibilité de l’autre.

Je n’ai qu’une aspiration dans la vie : le bonheur. Entier, illimité.

L’amour passion, les papillons, les matins qui chantent, les petits-dej entre deux fous rire.

Je suis très heureuse. Je dégouline littéralement de bonheur. Car j’ai admis, il y a longtemps, que je ne voulais plus pleurer pour de faux problèmes : les mecs, le taf, les factures. Allez dire ça à celle qui a un VRAI problème. A la mère qui a vu son fils fauché par une voiture. A la meuf qui conduisait bourrée un samedi soir et dont le mec est passé au travers du pare-brise. Va te plaindre, mec, pour voir.

Il faut voir la tronche des gens quand je réponds « tout va pour le mieux » à « ça va toi ? ». Désolée de me sentir vivante. Désolée de danser dans le métro. Vraiment.

Ce week-end, pour la première fois, je me suis remise en question. On m’a dit, sans détours, que je me complaisais dans le côté obscur qui m’habite. Évidemment, je suis une petite conne, et je m’en suis défendue bec et ongles, arguant que ça faisait mon charme.

C’est la première fois que je me suis sentie perfectible, surtout. En nette amélioration depuis des années, mais encore en construction. J’ai pas su mettre le doigt sur ce que je devais changer ou modifier pour faire enfin de moi la femme que je veux être. Celle que j’ai toujours voulu être.

En attendant de trouver, dans cet entre-deux presque parfait, je vais continuer d’aborder la vie à ma façon, avec le sourire et la certitude que le meilleur reste à venir.

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