Ma vie en Disney #1 – La belle au bois dormant.

12 nov

« Dis moi un nom d’une personne qui soit parti de rien et qui ait trouvé le grand Amour ? »

« Un nom, elle veut un nom, mais j’en sais rien moi… Cette salope de Cendrillon! »

Toutes les gonzesses connaissent cette réplique culte de  Kit à Vivian dans Pretty Woman.

On rigole, mais c’est ce que Disney a voulu nous faire croire : Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, t’as beau être une sirène, y’a un mec pour toi sur Terre, ta belle-mère est une connasse vénale mais t’inquiète y’a un mec blindé du 16ème qui va t’arracher à ta misère pour te faire vivre la vida loca.

Vous comprenez pourquoi les meufs sont tarées ? Oui ? Non ? Ok.

Attention, je ne crache pas dans la soupe. Moi-même, du haut de mes 30 ans, je passe mes samedis devant Taram et le chaudron magique (classic shit), en chantant du Douchka et en bouffant des Shokobons.

J’ai pas vraiment grandi, j’en conviens et ça explique peut-être que je sois une femme enfant.

Anyway.

Si on reprend les grands Disney, y’a quand même des leçons à retenir.

La Belle au bois dormant 

Maléfique, vexée de ne pas avoir été invitée à la babyshower d’Aurore la maudit à la naissance. Une malédiction toute bête : elle n’aura jamais 16 ans. Pas de sweet sixteen, pas de permis accompagné, pas le droit de boire de l’alcool. Quant aux strippers pour son enterrement de vie de jeune fille, c’est foutu. Ouais meuf, tu mourras blonde et vierge. Comme Britney.

Aurore, qui entre temps se fait appeler Eglantine par mesure de sécurité, est recueillie par ses 3 marraines. Ça s’est l’équivalent du programme de protection des témoins du FBI chez Disney. Bref, elle fout rien de sa life hormis cuisiner des pâtisseries et de chanter « un jour mon Prince viendra… » comme une cruche. C’est à cause d’elle qu’on attend un mec bien.

La princesse, donc, un jour qu’elle se ballade dans son 12 000 m2, se pique le doigt avec le fuseau d’un rouet (le rouet, c’est l’ancêtre de la machine à coudre, Ndlr).

LA MALEDICTION MON GARS !

Tu connais la suite… Maléfique est archi contente de sa vengeance, et glousse avec son corbeau sur l’épaule. Cette info n’a aucun intérêt mais j’ai toujours trouvé swag d’avoir un corbeau comme animal de compagnie.

Sommeil éternel, chevalier beau gosse, destrier, péchottage et bing ! Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

 

Moralités :

1 – Toujours soigner sa guest list, on est pas à l’abri d’un hater.

2 – Ne mets pas tes doigts dans la porte, tu risques de te faire pincer très fort.

3 – La curiosité est un vilain défaut. T’es une princesse, tu vas jamais lever une assiette de ta life, POURQUOI tu vas toucher un rouet ma soeur ?

4 – Il vaut mieux avoir une marraine méchante que trois gentilles (surtout quand elles s’appellent Flora, Pimprenelle et Pâquerette).

 5 – Le Prince (Philippe ?) a quand même été enlevé, séquestré par une sorcière et un corbeau. Ladite sorcière est devenue un dragon. Il l’a battu ET a couru pour aller choper la de-blon. Mon mec moi il m’offre des Tenders au KFC. YA UNE JUSTICE LA ?

6 – La fin de l’Histoire nous dit qu’après s’être pécho (s ?), ils eurent beaucoup d’enfants. Quid du port du préservatif dans les châteaux lointains et pays imaginaires ?

J’attends vos réponses.

 

One Response to “Ma vie en Disney #1 – La belle au bois dormant.”

  1. Laëti 7 mars 2013 at 18 h 05 min #

    J’aime beaucoup cette version du film, et les questions existentielles que tu soulèves, notamment celle de la capote à laquelle je n’ai hélas pas de réponse (peut-être que les ouvrières des usines Durex et Manix étaient en grève ? qui sait).

    Par contre je suis déçue que tu ne parles pas du fait que le mec d’Aurore, le prince Philippe, elle le rencontre et tombe raide dingue de lui (salut G-Squad) sans savoir que c’est lui qui lui est destiné. La scène d’embrouille était mémorable.

    PS : J’attends avec impatience que tu nous parles de Cendrillon qui remporte sans conteste le premier prix de niaiserie.

    PS bis : suis fan, naturellement

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