Maîtrise de la langue.

17 sept

Je vous avais déjà parlé de l’apéro sexo qu’une de mes amie journaliste avait organisé ici. Ce même jour, lors de cette même interview, une de mes copines avait judicieusement soulevé un point épineux : le mec qui fait des fautes d’orthographe.

On est là, pour ma part, sur un des défauts les plus RÉDHIBITOIRES. Toi, t’es là, t’es mignonne, propre sur toi, t’as gentillement suivi les cours de français au collège, tu te prends la tête pour placer des adverbes bogosses, te préoccuper du COD et de pas confondre le subjonctif et le futur simple. Et le mec te répond avec 300 fautes pas SMS.

T’as sauté ton CE2, mon pote ? Comment t’en arrives à dire « faire montrer » ? T’as été déscolarisé ?  T’as pas fait tes Passeports de 1984 à 1991 ? T’as développé un Oedipe pour ta maîtresse et plutôt que tuer ta mère, t’as préféré sécher les cours de grammaire ? T’es sportif ?

Moi, je suis une amoureuse des mots, et même si – nulle n’est parfaite – il m’arrive de faire des fautes, j’essaie de limiter la casse. Mais, à 30 ans, en 2012, si tu confonds l’infinitif et le participe passé, j’ai très peur que tu confondes d’autres trucs et, de fait, tu n’atteindras jamais mes draps. Si tu manques de respect à ma langue, je ne veux rien avoir à faire avec la tienne. (C’est bon ? Vous l’avez ? Bien.)

Hier, en brunchant avec un mec de qualitay, nous parlions de ce mal du siècle. Ce que j’ai oublié de lui demander, c’est si les meufs aussi avaient des carences en langue française.

Parce que moi, les SMS de « salut sava ? T dispo pour déjeuné ? », ça me donne envie de me défenestrer de tristesse.

Sérieux, c’est quoi ce disrespect pour Louis-Nicolas Bescherelle ? Il faut quoi pour que ça rentre ? Vous défoncer la boîte crânienne à grands coups de Bled ?

Tout ceci m’amène à une phrase que l’on m’a dit il y a quelque mois : « Je ne peux pas baiser avec une fille qui ne m’intéresse pas intellectuellement ».

Lorsque j’ai entendu cette phrase, je ne suis pas sûre d’avoir été d’accord avec. Pour moi, le sexe est un acte avant tout corporel, physique, bestial – avec un peu de chance – et qui demande plus de souplesse que de neurones.

Et le temps a passé, j’ai réfléchi. Effectivement, un 5 à 7 en levrette entre deux portes coupe feu ne demande pas un art de la rhétorique, de la sémantique et de l’orthographe impressionnant.
Si vous la jouez fine, vous rencontrez le random coup d’un soir, et en deux coups de cuillères à pot, sans même connaître autre chose que son prénom, l’affaire est dans le sac.

Mais voyez-vous, moi j’ai besoin de partager au lit, de me sentir assez à l’aise pour sortir une vanne, et que mon partenaire ait un sens de la répartie pour pouvoir me répondre. Ou me dire un truc un peu plus profond, si je puis dire, que « alors, heureuse ? ». Ou que de me parler de la Sexion d’Assaut (oui, ça existe, don’t ask).

C’est à ce moment précis de mon analyse que j’ai compris que j’avais vieilli (ou mûri, c’est selon), et que même pour coucher, je devenais exigeante, que j’ai besoin d’être stimulée intellectuellement pour l’être dans un pieu.

Un jour, je me marierais avec Louis-Nicolas Bescherelle, troisième du nom.

6 Responses to “Maîtrise de la langue.”

  1. Ella Do (@Elsiya) 17 septembre 2012 at 16 h 03 min #

    Il m’est arrivé d’envoyer bouler un étalon du genre à faire fondre un glaçon en le fixant, parce qu’il était incapable d’écrire autrement qu’en abbréviations, avec une ponctuation désastreuse et qu’il avait le rire de Philippe Bouvard toutes les trois secondes.
    C’pas parce qu’on aime le cul qu’on est obligée de se rabattre sur le premier mec/chimpanzé/homme des cavernes. On fait toujours plus ou moins un choix, non? C’est un critère comme un autre. C’est un des miens en tout cas…

  2. Ella Do (@Elsiya) 17 septembre 2012 at 16 h 03 min #

    Il m’est arrivé d’envoyer bouler un étalon du genre à faire fondre un glaçon en le fixant, parce qu’il était incapable d’écrire autrement qu’en abbréviations, avec une ponctuation désastreuse et qu’il avait le rire de Philippe Bouvard toutes les trois secondes.
    C’pas parce qu’on aime le cul qu’on est obligée de se rabattre sur le premier mec/chimpanzé/homme des cavernes. On fait toujours plus ou moins un choix, non? C’est un critère comme un autre. C’est un des miens en tout cas…

  3. Ella Do (@Elsiya) 17 septembre 2012 at 16 h 03 min #

    Il m’est arrivé d’envoyer bouler un étalon du genre à faire fondre un glaçon en le fixant, parce qu’il était incapable d’écrire autrement qu’en abbréviations, avec une ponctuation désastreuse et qu’il avait le rire de Philippe Bouvard toutes les trois secondes.
    C’pas parce qu’on aime le cul qu’on est obligée de se rabattre sur le premier mec/chimpanzé/homme des cavernes. On fait toujours plus ou moins un choix, non? C’est un critère comme un autre. C’est un des miens en tout cas…

  4. tinkerbell7887 17 septembre 2012 at 17 h 40 min #

    Ce n’est pas une question d’âge. Je suis comme toi, s’il ne sait pas écrire, il dégage. Et ça a toujours été comme ça. Peut-être qu’on est des névrosées de l’orthographe, mais on appelle ça l’exigence. Et on le mérite.

  5. tinkerbell7887 17 septembre 2012 at 17 h 40 min #

    Ce n’est pas une question d’âge. Je suis comme toi, s’il ne sait pas écrire, il dégage. Et ça a toujours été comme ça. Peut-être qu’on est des névrosées de l’orthographe, mais on appelle ça l’exigence. Et on le mérite.

  6. tinkerbell7887 17 septembre 2012 at 17 h 40 min #

    Ce n’est pas une question d’âge. Je suis comme toi, s’il ne sait pas écrire, il dégage. Et ça a toujours été comme ça. Peut-être qu’on est des névrosées de l’orthographe, mais on appelle ça l’exigence. Et on le mérite.

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