Niggaz in Paname

8 sept

Avant d’écouter « Watch The Throne », je lisais partout sur les internets à quel point le morceau « Niggas In Paris » était fou ! D’emblée, je savais que j’allais avoir un problème avec les lyrics. Attention, ne vous méprenez pas, je suis une fervente fan de Yeezy et de Hov’ (mais ce n’est pas ici le débat). En effet, j’aime le son mais j’ai dû mal avec les lyrics.

Cela m’a amené à m’interroger sur ce que j’aime dans Paris. Les gens qui me connaissent savent que je suis une parisienne born & raised, impossible pour moi de quitter Paname. Même pour traverser le périph.

Je racontais récemment à mon mex que lorsque j’avais le moral à zéro, je prenais le taxi et le faisais juste rouler sur les quais. Pour rien, juste pour voir. Paris me rassure et m’inquiète en même temps. J’aime cette ville et même des fois, ses habitants.

J’aime mon quartier, son marché, le fait de mettre 35 minutes à remonter la rue parce que je m’arrête dans tous les bars pour dire bonjour et boire un coup.

Quand je m’arrête chez Colette, c’est pas pour acheter une sucette à 38 euros mais pour dire bonjour aux barmans en bas ou au vendeur de sneakers que j’ai dû pécho plus jeune. Je n’ai jamais eu peur aux Halles parce que j’étais au collège dans le coin et qu’à l’époque, croyez moi, les gangs avaient tous des guns sur eux. J’aime me rappeler du Palace, des soirées aux Bains, comme une vieille conne, quand y’avait de la queue jusque sur le boulevard Sébastopol parce que Jack gérait l’entrée. J’aime passer dans les jardins de la ville et me rappeler les galipettes que j’ai pu y faire un soir d’été. J’aime faire de la gym suédoise le samedi matin sur la place de la Bourse parce que la mairie du 2ème fait un évènement. J’aime dire « Le sacré coeur, c’est loin » et aller finalement faire des photos avec la fausse statue qui bouge et bouffer une tomate-mozza chez Eugène. J’aime les lieux insolites de mes copines, parfois rock, parfois bobo, mais toujours fous. J’aime ce bar, pas loin de chez moi, tenu par des potes et pour des potes, où j’ai été barmaid-gogo-racoleuse-alcoolo. Où y’a toujours un pote qui traine. J’aime bruncher au pain quotidien. Ou chez moi. Je pourrais même encore aimer les Champs même si c’est un fichu coupe gorge !

J’aime cette ville anonyme et pourtant si personnelle où tu peux juste t’asseoir sur un banc et fumer une clope.

Mais JAMAIS au GRAND JAMAIS tu vas te foutre à l’hôtel Meurice quand t’es parisien ! Merde !

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