Pourquoi je hais les taxis.

29 juil

 

The top of a taxi is seen in downtown Paris

J’entends de loin qu’une bagarre se déroule entre taxis parisiens et chauffeurs privés. Je rigole doucement.

Si vous me lisez, vous savez certainement que je suis une Parisienne pure souche. De celle qui a arpenté les Champs à 4 du mat’ en talons aiguilles. De celle qui ne connait pas Paris. De celle qui sort même –  voire surtout – les nuits coupe-gorges (type Fête de la Musique). Alors le taxi parisien, croyez-moi que je le connais. Je le connais si bien que je ne le prends plus.

Laissez-moi vous dire 2-3 trucs sur ces types.

– Le taxi parisien s’octroît le droit de dire « c’est pas mon chemin » quand vous indiquez votre destination. Connard, c’est pas ton chemin mais c’est ton métier.

– Le taxi parisien demande « On y va comment ? ». Et il souffle et marmonne quand tu réponds « Bah je sais pas sinon je prendrais pas de taxi ».

– Il m’est arrivé plusieurs fois d’attendre un taxi plus de 2h dans la rue, la nuit. Et de rentrer à pied. De Pigalle.

– Un soir, pour rentrer de la rue de la Boétie, un taxi n’a pas voulu dépasser le Caroussel du Louvre. C’était un soir d’orage d’été. Il était 5h du mat’, mes pieds me faisaient mal à cause des talons. J’ai marché les mètres restants jusqu’à chez moi, pieds nus, sous une pluie torrentielle, la nuit. 40 minutes.

– Même si tu attends un taxi à une station, t’es pas sûre d’en avoir.

– Tu peux héler un taxi qui a sa lumière allumée et il ne te prend pas. Si t’as arrêté de bosser, mec, éteins ta lumière, on a pas d’action à EDF.

– Une veille de jour férié, sors dans ton quartier, le taxi ne travaille pas.

– Si je suis ivre, je prends un taxi pour être sûre de rentrer en vie chez moi. Le taxi, lui, ne me prend pas parce que je suis ivre.

– Si PAR MAGIE, tu arrives à en commander un, il arrive avec 30 boules au compteur. Taxi-Sodomie.

– Tu as plus de chances de trouver un mec fidèle, que d’avoir un taxi commandé chez les Taxis Bleus

– Dans toutes les grandes villes du monde, les taxis fleurissent par milliers. A Paris, c’est aussi rare qu’un rescapé du Titanic qui voudrait partir en croisière.

Voilà, le taxi parisien estime légitime de faire sa loi, sous pretexte d’un syndicat puissant mais c’est un petit fdp comme on en fait plus. Je me fais peut-être enfler par les services privés mais au moins j’ai une qualité de service et l’assurance qu’un véhicule viendra me prendre partout dans Paname City.

Parce qu’on oublie souvent la dangerosité de Paname. Et moi, j’ai passé l’âge de me faire siffler et ennuyer le soir, alors que je lève le bras depuis 1h.

4 Responses to “Pourquoi je hais les taxis.”

  1. Silenus 29 juillet 2013 at 13 h 39 min #

    http://jaimelestaxis.tumblr.com

  2. Powerlita 29 juillet 2013 at 17 h 24 min #

    Vive Club chauffeur ou Chauffeur privé

    • CarnetsdeSeattle 7 août 2013 at 6 h 29 min #

      Idem, j’emmerde les taxis. Une fois a garde de Lyon, 20 taxis de suite ont refusé de me prendre parce que j’avais pas de cash.

      Je te jure j’ai failli en cogner un. N’importe quelle alternative, je serais pret a payer plus cher rien que pour emmerder les taxis. Je les conchie. Et c’est pareil à Seattle, et il y a des alternatives qui se montent et je n’utilise plus que cela. Quand je sors, ce qui étant donné mon état, est rare.

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