Pretty Little Liars.

19 fév

Ce qui est con dans un mytho, c’est que le menteur n’a aucune conscience qu’un jour ou l’autre, tout se sait. Il suffit simplement d’attendre, pépouze, en fumant des clopes, que la vérité éclate. Ah, attention, il ne faut pas compter les jours / mois. Juste être patient. Tout se sait.

La vocation première de ce blog était de guérir d’une rupture. Une sale. De celles qui vous foutent par terre. Aujourd’hui, 19 février 2013, c’est chose faite. Grâce au temps, bien sûr. Aux deux mecs géniaux, tellement plus NORMAUX, que j’ai connu, depuis. Et surtout parce que l’Ex, c’est révélé être (sans surprise) un FDP. Nous l’appellerons dorénavant ainsi, pour une compréhension plus simple.

Flash-back

Septembre 2011, FDP me plaque après des mois de ce que je croyais être le bonheur absolu. La raison : « Je sais que tu me trompes. On me l’a dit. Je te quitte. »

Non.

Pleurs, cris, déménagement, souffrance. Mais surtout culpabilité. Qu’avais-je donc fait pour qu’il me plaque comme ça ? J’ai passé des mois à essayer de comprendre qui lui avait dit quoi. Et surtout, pourquoi il ne croyait pas la femme avec qui il partageait sa vie. Le drame de ce genre de rupture, c’est que tu te sens merdique. Vraiment plus bas que terre. Certainement pas digne d’être aimée.

J’en suis arrivée à me demander si je l’avais trompé et oublié. C’est dire.

Evidemment, j’ai pas saisi au début. C’était évident, pourtant. Il aurait suffit que je demande à n’importe quel mec pour comprendre : si tu m’accuses de quelque chose sans preuve, c’est que c’est toi le coupable.

J’ai pas forcément de problème avec la rupture en elle-même. Tu ne m’aimes pas, tu ne m’aimes plus, t’en aimes une autre, je peux le comprendre. Ce sont même les meilleures raisons du monde. Mon coeur est ailleurs, je pars.

Pareil pour l’infidélité. Si mon mec veut me tromper, il le fera. Il n’a besoin ni de mon autorisation, ni de mon aval. Je le saurais ou je ne le saurais pas, mais il fera ce qu’il voudra.

La vie m’a appris a être plus nuancée avec les hommes.

Mais tu as essayé de me la mettre à l’envers, mec, pensant que ton petit secret serait bien gardé ad vitam aeternam ? Tu m’as fait culpabiliser, douter, tomber, pleurer. Moi ? Ca c’est inacceptable, tu vas pas m’apprendre le vice. Qu’on soit bien clair, c’est pas l’infidélité en soi qui me dérange, c’est le mindfuck. Un secret entre deux personnes ne peut-être gardé que si l’un des deux est mort. Tout se sait.

Je ne regrette aucune instant de cette relation. C’est son souvenir qui est entaché. Ce que je pensais être vrai et beau. Je ne regrette ni d’avoir aimé à la folie, littéralement, ni d’avoir donné, ni d’avoir reçu, sans compter et sans me poser de questions. J’en ressors plus forte, plus grande, plus humble, plus belle.

2013, je peux me regarder dans un miroir, droite dans mes bottes. Toi, non. Ton seul reflet, c’est elle. Et elle n’est pas mieux que toi. Qui se ressemble s’assemble.

2013, on ne sait pas où est FDP, certainement revenu d’où je l’avais sorti : du ruisseau.

Ton plafond est mon plancher, mec.

 

 

3 Responses to “Pretty Little Liars.”

  1. Goont 4 juin 2013 at 11 h 41 min #

    « si tu m’accuses de quelque chose sans preuve, c’est que c’est toi le coupable. » … si je m’etais posé la question plus tot. Je ne galererais pas comme ca :)

    • lapreuveparmoi 10 juin 2013 at 14 h 52 min #

      garde le dans un coin de ta tête maintenant :)

  2. Le Kikliothécaire 11 juin 2013 at 8 h 42 min #

    That’s so sweet. Indeed, je garde ça dans un coin de la mienne, juste devant la porte blindée à l’adamantium de ma crédulité.

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