To Biffle or not to biffle

19 juin

Chose promise, chose due.

Il semblerait que le mot « biffle » soit, ces derniers temps, sur toutes les lèvres (désolée, c’était trop easy…). Sur Twitter, on a pu voir apparaître le hashtag #RemplaceLeNomDunFilmParBiffle. J’ai pas cliqué. Sauf sur « Kill Biffle ».

Au bureau, ça parle beaucoup de biffle aussi. Ca s’interroge, ça charrie, ça propose… Moi, j’ai du mal à comprendre cet engouement autour de la biffle alors j’ai enquêté. V’voyez, suis journaliste, c’est mon fer de lance, l’enquête.

Hier, donc, lorsque l’idée de ce billet faisait son chemin dans mon esprit, j’ai entrepris de questionner le meilleur panel de personnes scandaleuses et sans scrupules de Paris : mes potes. J’ai envoyé ce SMS commun à mes potes mecs et meufs : « Hey ! En vrai, t’as déjà pratiqué la biffle ? Bien cordialement ». Le « Hey » était pour donner un côté enjoué à mon message, pourtant si corporate.

En général, quand t’envoies un message commun, en moins de 2 minutes ton Blackberry bug, la diode passe du rouge au vert au bleu, sans qu’SFR comprenne comment t’as saturé le réseau. Là, RIEN. Mes potes, si enclins, à parler de biffle entre la poire et le fromage, ont soudainement fermé leurs gueules.

(Je sais maintenant comment avoir la paix quand, le dimanche, encore ivres morts, ils saturent mon répondeur).

Premier échange avec ma pote A.

– Non. Jamais.

– Bon.

– Et toi ?

Deuxième échange avec D., grand adorateur de succubes devant l’Eternel

– Non. Jamais. Et toi ?

– Mais enfin, cessez de me retourner la question, les gars.

Troisième échange, à 7h, avec C.

– Ouais mais pour rire. C’est pas sérieux de le faire en vrai.

– Bon.

– Et toi ?

– …

Enfin, mon amie que nous appellerons Elsa par souci d’anonymat m’appelle.

Elsa, c’est un peu la succube originelle, l’Essence du Mal. Elle sait tout sur tout. Et si t’as pas compris, elle te montre. Elsa, c’est elle qui nous a appris à faire des gorges profondes par exemple. Un matin à 7h, avant un cours à la fac. Mais c’est VRAIMENT une autre histoire.

Elsa, donc, m’appelle, en me disant « Tu sais que j’ai un poste à responsabilité, non ? Alors, POURQUOI, la 1ère chose que je lis, à 6h45, avant un conf call avec Tokyo, c’est ton PUTAIN de SMS sur la biffle ? ».

Comme j’avais pas vraiment d’éléments de réponse, j’ai rien dis. Le silence est d’or avec Elsa. Une fois que t’as compris ça, tu sais qu’elle va t’ouvrir les yeux sur des pratiques sexuelles encore inconnues. Et parfois déviantes.

Ce qui suit n’est qu’une retranscription littérale du monologue d’Elsa.

« Tu vois meuf, quand tu fais une fellation, le mec sort son pénis et te biffle avec. Moi, je te conseille d’entrouvrir la bouche pour que ça tape dans le mou de la joue. Après, tu fais ce que tu veux, hein, mais ça peut faire mal. Sinon tu peux t’auto-biffler. Tu sors toi même le pénis de ton mec et tu tapotes. Dis-toi, surtout, que ça te permet de reprendre ta respiration. Et je peux te dire un truc, les mecs sont plutôt carrément archi fans ».

– Meuf, t’es toujours là ?

– The person you’ve called is not available, please try later.

Et j’ai raccroché.

SMS : « T’as pas l’air convaincue, tu veux que j’te montre jeudi ? Elsa ».  Non.

Ce post n’a pas de chute. On dit que la curiosité est un vilain défaut. J’ai voulu savoir, j’ai su.

Aujourd’hui, je n’ai qu’ UNE SEULE ET UNIQUE certitude : il faut que je change d’amis ASAP.

Update 1 : Reçu sur Facebook « Elsa a oublié de te préciser que parfois, tu peux faire des percu avec les biffles aussi, selon si ca raisonne ou pas »

2 Responses to “To Biffle or not to biffle”

  1. Wolfus 28 mars 2013 at 18 h 48 min #

    Je t’échange trois de mes amis contre « Elsa ». Je te rajoute un animal de compagnie en prime. Ce que tu veux, je me démerderais. Griffon, Licorne, Dragon, …

    • lapreuveparmoi 29 mars 2013 at 9 h 21 min #

      Elsa n’est pas à troquer, mais j’veux bien une licorne.

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